MAYER-DANTEC Pierre (extraits)

DISSONANCES #18 | ENTRAILLES
Chant des entrailles qui plus ne chient

“Tandis que d’autres tiennent aux œuvres, où ils se prélassent en jouissant, raclures et croûtes de l’être, qui n’est jamais qu’ego à pattes, et qui veut fleurir les balcons, quelque part en Autriche où tout déjà n’est que sales fleurs
moi, ange et faucon de lumière,
j’ai juste à dire ceci
qui peut-être ne ressemble à rien
qui est que je n’ai pas de vie
mais une âme prise en traître dans les méandres d’une viande, une viande qui veut tourner au cri, qui se chauffe au soufre et que toute cette civilisation cuit
non je n’ai pas de vie propre
je n’ai là qu’un aigle captif, qui me grignote les entrailles
et que fidèle je nourris
et dont je caresse les serres
car lui seul connaît mes ombres et les tourments de…”