BOUTREUX Julien (extraits)

DISSONANCES #30 | QUE DU BONHEUR !
Épicurisme
“Quand je me lève, c’est toujours le cœur léger. Il est presque dix heures en général. Je ne mange pas vraiment, n’ai jamais faim avant midi. Je vais consulter mes messages sur Gmail. Le plus souvent, je n’en ai pas, ou seulement du spam. Ensuite, je vais sur YouPorn. Je suis plutôt du matin pour l’amour. Je me masturbe, et recommence en cas de grande forme, bien que je veille à préserver mon énergie pour la journée qui m’attend. Ensuite, si la météo s’y prête, je choisis un t-shirt à l’effigie d’un groupe de metal que plus personne n’écoute. Ainsi paré, je suis disposé à déjeuner, c’est-à-dire que je sors acheter mon kebab. Je le mange en déambulant dans la ville. Il ne s’agit pas d’une très grande ville, ni très intéressante ; elle est plutôt jolie et calme, un peu bourgeoise. Enfin, cela dépend des quartiers, mais moi je préfère la joliesse et la quiétude, qui s’accordent mieux au cours de mes pensées. J’erre sur les places et dans les lieux publics, je détaille les affiches des salles de cinéma devant lesquelles je passe. Je n’ai guère d’amis à qui rendre visite. Je n’ai guère d’amis. Les plus proches, je les côtoie sur internet, je ne les connais pas vraiment. Cela n’est pas bien gênant, et c’est…”

DISSONANCES #29 | TABOU
Near death experience
“L’autre jour, pour m’amuser, au lieu d’enculer ma fille avec ma bite, j’ai voulu lui fourrer mes couilles. C’est pas facile, parce que c’est un peu mou, mais son anus est tellement dilaté que je finis par y arriver. Le problème, c’est quand ensuite il se resserre d’un coup : je n’arrive plus à les retirer, et ça me fait un mal de chien. Elle appelle le SAMU et on nous emmène aux urgences comme ça, collés par son sphincter. Là-bas, ils disent qu’il n’y a que deux solutions : ouvrir ma fille en deux par le cul, au risque de la perdre, ou bien me….”