GAMBIN Frédérick (extraits)

DISSONANCES #32 | NU
PS)
“Nous pourrions être en Inde, être nus, ou ailleurs. Ici est un voyage.
Quand je vois l’âtre de la cheminée, il a dans son renfoncement des pertuis qui invitent, une constellation de fines langues ponctuées. Ta poitrine en prononce un regard. Je m’y attarde, je m’y engage.
Cela coule. De peau comme de jour, rien à reprendre au tableau. Tout a des mains pour habiter notre caresse. Tu te tournes sur le flanc, c’est la chambre qui rayonne. L’heure a posé ses lèvres parmi nous, elle cueille nombril et l’effeuille, les murs fleurissent ; il y a des chaleurs ainsi qui n’ont plus de saison, alors je m’y allonge, nos empreintes se lisent dans l’œil, des doigts passent ; ils ont comme des ailes pour emprunter au ciel quelques vapeurs de nuage ; la femme du calendrier se donne dans sa...”