ENGLEBERT Julien (extrait

DISSONANCES #39 | MUTATIONS
Les bruits de la métamorphose

“À nouveau le corps-à-corps avec la nocturne ; les yeux fixés sur la colline, à travers les buissons, surplombant des chemins qui se mirent à gueuler. Accroupis dans l’eau, la petite robe qui se tourmente ­- à tomber malade – les mains gelées, je suppose, avec des mottes, des nœuds, et ça ne fera que m’agiter davantage ; par-dessus la clôture, à travers le champ, sous un éclair d’or sans grondement, Venus brille très pure – se dévoilant sur le monde, elle s’étend comme une machinerie. Une main calmée venait d’appeler en long silence et tisse, déjà, ses visions redoutables. Je me suis cramponné aux barreaux du crépuscule, du haut de la colline, et je suis tombé du haut de la colline, parmi les formes lumineuses et tourbillonnantes où de grands monstres jouaient, en regardant le feu, à déboucher des bouteilles remplies d’acoustique. Le tapis déchiré des sentiments pleurait très fort derrière le mur. La fille a dit : “le toit et le feu, et un feulement derrière la porte… Dans les yeux ou sur la bouche, où veux-tu que je m’enfuie ?” Je pouvais désormais entendre les démons fouetter au hasard la surface dans la ruelle. Un miroir invérifiable m’espionna mais je pus, dans le noir, commencer mes formes douces et brillantes. Cent galops du…”