BASQUIN Guillaume (extraits)

DISSONANCES #28 | AILLEURS
(L)ivre de papier

“les lettres s’appellent se divisent se multiplient coulent c’est en lisant à voix haute qu’aux tout premiers siècles de notre ère on pénétrait le sens de textes dépourvus eux aussi de ponctuation et même d’intervalles entre les mots je reviens donc vers cette origine mais que le lecteur bienveillant se rassure je n’irai pas jusqu’à supprimer les intervalles entre les vocables on ne parle pas de sade dans ce film à hurlements je travaille d’une ma­nière très traditionnelle comme le tintoret et le gréco qui peignaient en­tièrement en camaïeu à la tempéra et vers la fin ajoutaient des glacis transparents et sonores pour accentuer les contrastes je devrai faire un assez grand emploi des citations pour faire sen­tir de quoi auront été tissés en profon­deur cette aventure et moi-même et puisque nous allons tout droit paraît-il vers une nouvelle…”