DI MARIA Philippe (extraits)

DISSONANCES #20 | MAMAN
La naissance
et le sort en est jeté ici ailleurs partout là est-ce toi hier qui apporta l’amour que je n’ai pas saisi à ce moment quand j’essayais de sentir l’éclat d’étoile en toi est ce toi ou est-ce l’autre à côté de toi ou est-ce l’autre à côté de l’autre qui est toi que je dois aimer quand j’ai écouté Maman sur tes lèvres rousses de Mars j’ai lu ton cœur silex j’ai écouté ce qu’est l’amour dis-le dis-le moi transmets-le moi injecte-le moi inocule-le moi avec la luciole de ton iris seringue dont j’ai vu briller l’érubescent acier dans la lune de ton regard sélénite parmi les regards des autres regards des autres femmes des autres mères e lucevan le stelle se souvenir de tout pour trouver quand tout a commencé à commencer par ce moment crucial de ma naissance d’où sourd la question de savoir si tu étais déjà là au départ si ton essence suintait en moi dès ce moment précis de ma naissance puis s’est endormi jusqu’à l’étincelle d’hier si c’est ton sourire qui réveilla la semence ensommeillée je veux savoir si l’amour est le siamois dissimulé de l’existence qui attend ainsi que sonne son heure au seuil des sentiments ou est-ce ce silence qui se manifeste sans arrêt et c’est ainsi que les choses sont faites ça y est je suis là tu me dis réveille-toi tête dure cœur assoupi c’est...”