éd. Corps Puce – DISSONANCES https://revuedissonances.com création littérature Mon, 16 Oct 2017 18:20:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.4.23 https://i0.wp.com/revuedissonances.com/wp-content/uploads/2015/10/cropped-logo_512.png?fit=32%2C32&ssl=1 éd. Corps Puce – DISSONANCES https://revuedissonances.com 32 32 100381443 BLONDEAU Philippe | Mourantes natures https://revuedissonances.com/blondeau-philippe-mourantes-natures/ Sun, 31 Jan 2016 11:25:03 +0000 http://revuedissonances.com/?p=1941 Coup-de-coeur de Tristan FELIX pour Mourantes natures de Philippe BLONDEAU DISSONANCES #29 « Un enfant voit passer avec inquiétude, dans la clarté froide des carrelages communs, l’homme dévêtu poussant devant lui dans son socle feuillu le tronc d’un sexe disproportionné ». L’ouvrage, issu d’une inquiétante et lente gestation, étrangère aux pullulements éditoriaux où s’épuise la création OGM jetable, sans descendance ni saveur…Lire la suite BLONDEAU Philippe | Mourantes natures

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Coup-de-coeur de Tristan FELIX pour Mourantes natures de Philippe BLONDEAU
DISSONANCES #29

mourantes

« Un enfant voit passer avec inquiétude, dans la clarté froide des carrelages communs, l’homme dévêtu poussant devant lui dans son socle feuillu le tronc d’un sexe disproportionné ». L’ouvrage, issu d’une inquiétante et lente gestation, étrangère aux pullulements éditoriaux où s’épuise la création OGM jetable, sans descendance ni saveur ni sapience, est éclos post mortem, un miracle de densité et d’éblouissement poétiques. Le style de Blondeau, poète confirmé, et les dessins au bâton d’encre de Chine du mystérieux érudit Coat Morvan, ex-passeur de la revue La Passe, époustouflent. Leur duo halluciné et lucide où l’un s’exhausse de l’autre dans une transfusion salutaire, se penche avec la ferveur des orfèvres sur la décrépitude végétale. On lit et relit cette fantasmagorie germinative avec la sensation d’être à chaque fois enté par des prolongements organiques : l’abandon à ces mourantes natures, donc point mortes, la participation à leur vif dépérissement sont la condition villonnesque, rabelaisienne et baudelairienne du seul contrat poétique qui vaille. Ci-gisent dix-huit reliefs d’un festin observé à travers une lentille convexe capable d’irradier les au-delà incertains de notre terre dévastée : liège, pomme, tubercule, agrume, pin, pavot, loupe, ail, orme, pigne, noix, ail en cheveux, vigne vierge, trois oignons, grenade, sureau. « Mais dans le trou de cette planète pâle, dans cet antre où s’active quelque accouplement d’astres, on voit poindre un germe d’avenir, une promesse qui roulera bientôt hors du ventre ouvert de cette boule meurtrie sur le beau glacis de l’infini. »

éd. Corps Puce, 2015
56 pages
11 euros

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RAMBOUR Jean-Louis | La vie crue https://revuedissonances.com/rambour-jean-louis-la-vie-crue/ Sun, 20 Dec 2015 15:01:11 +0000 http://revuedissonances.com/?p=241 Coup-de-coeur de Tristan FELIX pour La vie crue de Jean-Louis RAMBOUR DISSONANCES #25 Vingt proses poétiques de vingt-quatre lignes chacune : optique de haute précision pour explorer, contenir le flux de vingt encres hallucinantes. L’œil du poète, fasciné par les fantasmagories du noir, y voit ses apocalypses : la féérie sablonneuse du Rio Negro, un nanisme à tête d’oiseau, des galaxies renversantes,…Lire la suite RAMBOUR Jean-Louis | La vie crue

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Coup-de-coeur de Tristan FELIX pour La vie crue de Jean-Louis RAMBOUR
DISSONANCES #25

vie crue - nb

Vingt proses poétiques de vingt-quatre lignes chacune : optique de haute précision pour explorer, contenir le flux de vingt encres hallucinantes. L’œil du poète, fasciné par les fantasmagories du noir, y voit ses apocalypses : la féérie sablonneuse du Rio Negro, un nanisme à tête d’oiseau, des galaxies renversantes, des algues tueuses emportées par Coriolis, les chrysanthèmes noirs à feuilles succulentes de Renoir…
Rêver devant des encres, comme devant d’infernales nuées devient, sous la plume de Rambour, secret poète du Nord, mais témoin délirant d’un vaste savoir scientifique, historique et esthétique, un exercice vertigineux de l’évidence, au sens littéral de vision irrécusable. Les encres de Tréfois sont augures de catastrophes passées et à venir, énoncés sur le ton d’un flegme paradoxalement ému. Un petit rire parfois s’échappe de la profération d’évidences si confondantes : il faut bien lâcher quelques caillots de ces bouches d’ombre. Il débouche aussi, tout à la fin, sur un espoir désabusé : « nous espérons finir notre vie en bordure du grand Nord et de sa blancheur où foisonne la vie ».
Ce recueil, préfacé par Ch’Vavar, a impressionné ma rétine : j’en pleure un sang d’encre.

Encres de Pierre TRÉFOIS.

éd. Corps Puce, 2011
49 pages
11 euros

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